dimanche 26 août 2007

Balade à Chinatown, et autres récits...

Nicolas voulait monter sur San Francisco pour s’acheter une guitare. Je regrette de ne pas avoir pris mon appareil photo parce que le magasin de guitare (presque exclusivement - il y avait aussi des pianos, des basses, des microphones...) était plus qu' impressionnant.
Copier-coller cette adresse pour voir les images:
http://www.guitarcenter.com/locations/pictures.cfm?store=220

Déjà, tout le monde est COOL là dedans, sans exception. Dès que tu rentres, tu respires la COOLitude. Mais il n’y a pas que ça, les murs de deux mètres de haut sont couverts de guitares, de toutes les formes (même une guitare en forme de hâche qui appartenait à je ne sais plus quel guitariste cinglé), et de toutes les marques - je ne vais pas dire de toutes les couleurs, ça ferait la fille qui s'y connaît pas et qui trouve tout "trèèèèès joliiiii" mais qui pense qu'il suffit de souffler dedans pour que ça marche.
Comme dans un musée, les guitares des stars comme Jeff Beck sont dans des caisses en verre (naaaan, c'est du plexiglass). Nicolas était aux anges.

J'ai donc réussi à l'entraîner dans un magasin de fripes (hé hé !). Je dois avouer que je commence à regretter Promod, et Zara ! Tout est cher à Palo Alto, parce qu'on est dans une ville où les familles peuvent envoyer leurs enfants à Stanford...
Mais les friperies de San Francisco sont très bien, on y trouve ce qu'on veut si on cherche bien. On peut s’habiller chic, ou pas, pour très peu. Nicolas est très mignon dans son nouveau jean. A $15 !!!!!


Direction Chinatown!
On se gare en pente douce...



















puis on se mêle aux touristes...











Nous avons visité une plus grande partie de Chinatown cette fois-ci, et nous avons persuadé les hommes de ne PAS aller boire une bière, mais un thé ! Ça a été la croix et la bannière. S’ils n’avaient pas été amoureux, je pense qu’ils nous auraient bel et bien plantées là (arrosées et enracinées !).
Ils ont donc avalé leur fierté d’homme, et nous ont suivis docilement. Non mais franchement, des fois je me demande si je n’ai pas fait une erreur dans mon choix, il est quand même macho mon mec. Ou très viril. C'est la même chose? (on a quand même fini dans un bar du côté des clubs de strip-tease, bien plus tard).

La cérémonie du thé - version San Franciscaine:

C’est un “magasin” de thé, tout en longueur. Plusieurs personnes sont déjà assises à un comptoir bas, qui part de l’entrée et finit au fond du magasin. On s’assied au fond. Tout le monde est à l'aise, bien. À ce moment là, on se fait littéralement jeter par le “boss”, qui sert le thé avec son “assistante”. Il attend 5 personnes. Je demande s’il fallait réserver, un ton d'ironie dans la voix - il m’ignore, et nous amène vers l’entrée nous asseoir. Puis il continue à faire sa présentation, de façon à ce que personne ne l’interrompt. Il commence son discours de façon péremptoire:
“TEA… is NOT for pleasure, it is supposed to be drunk for a PURPOSE" (le thé ne doit pas être un plaisir, le thé doit être bu pour une raison). Les murs sont couverts de bocaux aux contenus évocateurs... Il continue à faire du thé (on en boira 4 ou 5 dans de petites tasses miniatures) et nous pose cette question comme une punition:
“Where do you come from?”. Ensuite, il nous raconte qu’il a vécu quatre années en France (Paris, Orange, Aix, Perpignan), et puis lorsque je lui demande seulement “a bit” of tee, il s’exclame “You need a biiiiite!”, avec un clin d’oeil à Nicolas. Charmant. Tout à fait mon genre. Non, vraiment ! Il est séduisant - un mélange de Sibérie et de Corée-, même s’il boit (de l’alcool… et du thé – qui le préserve des effets secondaires). C'est visiblement un séducteur des foules, le genre qui traîne plus tard dans les rues sombres la nuit. C'est celui que les touristes veulent voir, rencontrer, celui qui nous donne de quoi raconter au retour. Bref, je suis charmée. Voilà tout.
En partant, nous achetons du thé. C'est "business time" comme dit Nicolas. Moi, pour mon ulcère, Ben, parce qu’on ne peut pas partir sans acheter quelque chose. Il achète un des thés qu’on a bu : celui-ci est à $140 le pound. C’est beaucoup. Laure saute au plafond. “C’est plus cher que mes chaussures ! On va prévoir des tea parties, on ne va pas en perdre une goutte, je peux te le garantir !”, dit-elle en sortant, un petit sourire en coin (eh oui, tout de même...).
En ce moment même je bois mon thé. Ça ressemble à ça mes racines:





En fait, le même magasin existe de l’autre côté de la rue. C’est une chaîne… Mais c’est pas grave. On n’est pas en Chine non plus.



J’ai conduit Nicolas à l’aéroport ce matin. La Belgique, ça va le changer.

jeudi 23 août 2007

De la drague, et un lac



Voilà, c'est enfin arrivé. J'ai laissé mon blog mourir. C'est de plus en plus difficile de tenir un blog quand on essaye de s'intégrer, de vivre sa vie au jour le jour.
D'abord, quelques remarques pour vous remettre dans le bain Américain.


Ici, tout le monde se parle assez facilement au premier abord. Il y a plus d'une semaine, j'ai été abordée par un homme d'une quarantaine d'années qui m'a présentée - sans me connaître évidemment - à son "private bank manager", alors qu'on faisait la queue pour acheter des biscuits et un capuccino. Il m'expliqua ensuite que c'était sa façon de draguer - qu'il ne présentait pas tout le monde comme ça. Mais j'ai vu des gens s'asseoir sur le même banc sans se connaître, et les voir en pleine discussion quelques minutes plus tard. Personne ne vous regarde de façon bizarre si vous leur demandez votre route.
Mais il y a une façon bien particulière d'engager une discussion avec un étranger. Donc j'ai décidé de m'y entraîner. Les premières tentatives furent difficiles - je rougis facilement, alors tout de suite, je perds ma crédibilité - foutu sang irlandais! Mais récemment, j'ai pu avoir des discussions tout à fait banales mais agréables avec certaines personnes que je ne reverrai probablement jamais.
La première règle semble être: ne jamais regarder la personne à qui tu parles directement dans les yeux. Regarder un peu dans le vide. Je me suis fait avoir à plusieurs occasions déjà. a qui il parle ce fou? A mon humble avis, c'est une forme de respect pour la liberté d'autrui. "Je parle dans le vide, si tu veux te joindre à moi, tu es welcome, mais sinon, je continuerai à parler au voisin - je n'ai pas de préférence".
La façon de draguer est particulière aussi. Enfin... les regards sont très orientés vers les fesses et les seins - rien de bien neuf-, mais le regard direct semble complètement désinteressé, ou amical. C'est assez froid. Je préfère les Mexicains, ils sont comme les Français, ou les Arabes. Ils ont un regard plus franc. Les Américains semblent te juger par derrière si tu es bonne tout en te donnant la vague impression d'être un bon copain si tu te mets à discuter avec eux. Remarquez, je pensais qu'ils seraient plus prudes. Que nenni, ils ont tous les idées aussi mal placées que les autres hommes.


Le week-end dernier, nous sommes allés (les 4 français) rejoindre l'ancien coloc de Nico au lac Tahoe, côté Nevada (je ne vais pas vous mettre une carte non plus, alors vous cherchez sur google map). Tout d'abord, il a fallu trouver une tente, un matelas gonflable (le confort svp!), et des sacs de couchage. On a finalement décidé d'acheter une tente et un matelas, mais nous les rendrons d'ici quelques jours. Je ne vous l'ai pas dit ? Ici, tout le monde "emprunte" et "rend". Des costards, des sacs à main, des chaussures, des jouets...

Nous partons donc chercher nos amis français à Berkeley le lendemain. Il nous a fallu conduire pendant 6 heures ! Mais nous avons fait quelques pauses, genre, dans cette petite ville paumée, propre et bien tenue.



















Nous sommes donc arrivés au lac Tahoe vers 16h, pour rejoindre le coloc (François) et ses amis - un couple : une Coréenne-Argentine et un Canadien (d'Edmonton S-V-P!!!) qui est venu s'installer ici il y a 6 ans.
On arrive donc à cette plage magnifique, où les trois garçons sont allés se baigner.
Il y avait un kite-surfer sur l'eau, ça donnait envie!




























Ensuite, nous sommes allés au camping, là où François et d'autres font décoller leurs planeurs (petits avions sans moteur: un avion "à moteur" l'entraîne vers les courants d'air, et une fois lâché, le conducteur du paneur doit se débrouiller pour rester en l'air - c'est chaud!).
On s'est fait des steaks, Ben a eu l'idée de faire des camemberts chauds, et on a fini par manger de la glace fondue. Tout ceci sur une petite aire à côté de "l'aéroport-camping". Le soir, on s'est tous réunis autour d'un feu, et on... n'a pas chanté. Nous avons discuté avec quelques personnes, dont un russe, et un anglais. C'était très sympa, on a discuté bière, cultures, road trips...


















Après un réveil difficile (j'ai très mal dormi ahhhh! Non, je ne suis pas roots, je suis dé-li-cate, et puis le vent m'a réveillé, la tente n'était pas assez stable), nous sommes partis, sans manger (moi en tout cas : rrrrr...) pour visiter les environs.
Nous n'avions pas beaucoup de temps, il fallait décoller à 15h pour arriver à 19h !!! Tout est loin ici. Mais on s'habitue vraiment !
Nous avons donc fait beaucoup de route, mais nous nous sommes arrêtés pour manger dans Truckee, puis dans une aire très touristique (on pouvait descendre sur la plage mais c'était trop crowded et vilain).
On a vu une piste de ski, des paysages magnifiques, un trolley perdu...























Voilà! Ça c'était le week end dernier!

Nicolas part demain matin pour la Belgique (une conférence - une semaine), alors normalement c'est la fête ici ! Mais non... il va me manquer.

mercredi 15 août 2007

Union Square: musée world!

Quelques photos de notre passage à Union Square.
























Ça c'est le musée MOMA. Mais on ne l'a pas fait celui là.



La fille sur le cheval c'est une sorte de guerrière chinoise de notre civilisation. Le parc c'est un parc avec des chutes d'eau créées par l'homme. Mais ça reste un paysage agréable et accueillant. J'adore les tables avec des échiquiers peints desssus.