Copier-coller cette adresse pour voir les images:
http://www.guitarcenter.com/locations/pictures.cfm?store=220
Déjà, tout le monde est COOL là dedans, sans exception. Dès que tu rentres, tu respires la COOLitude. Mais il n’y a pas que ça, les murs de deux mètres de haut sont couverts de guitares, de toutes les formes (même une guitare en forme de hâche qui appartenait à je ne sais plus quel guitariste cinglé), et de toutes les marques - je ne vais pas dire de toutes les couleurs, ça ferait la fille qui s'y connaît pas et qui trouve tout "trèèèèès joliiiii" mais qui pense qu'il suffit de souffler dedans pour que ça marche.
Comme dans un musée, les guitares des stars comme Jeff Beck sont dans des caisses en verre (naaaan, c'est du plexiglass). Nicolas était aux anges.
J'ai donc réussi à l'entraîner dans un magasin de fripes (hé hé !). Je dois avouer que je commence à regretter Promod, et Zara ! Tout est cher à Palo Alto, parce qu'on est dans une ville où les familles peuvent envoyer leurs enfants à Stanford...
Mais les friperies de San Francisco sont très bien, on y trouve ce qu'on veut si on cherche bien. On peut s’habiller chic, ou pas, pour très peu. Nicolas est très mignon dans son nouveau jean. A $15 !!!!!
Direction Chinatown!
On se gare en pente douce...



puis on se mêle aux touristes...

Nous avons visité une plus grande partie de Chinatown cette fois-ci, et nous avons persuadé les hommes de ne PAS aller boire une bière, mais un thé ! Ça a été la croix et la bannière. S’ils n’avaient pas été amoureux, je pense qu’ils nous auraient bel et bien plantées là (arrosées et enracinées !).
Ils ont donc avalé leur fierté d’homme, et nous ont suivis docilement. Non mais franchement, des fois je me demande si je n’ai pas fait une erreur dans mon choix, il est quand même macho mon mec. Ou très viril. C'est la même chose? (on a quand même fini dans un bar du côté des clubs de strip-tease, bien plus tard).
La cérémonie du thé - version San Franciscaine:
C’est un “magasin” de thé, tout en longueur. Plusieurs personnes sont déjà assises à un comptoir bas, qui part de l’entrée et finit au fond du magasin. On s’assied au fond. Tout le monde est à l'aise, bien. À ce moment là, on se fait littéralement jeter par le “boss”, qui sert le thé avec son “assistante”. Il attend 5 personnes. Je demande s’il fallait réserver, un ton d'ironie dans la voix - il m’ignore, et nous amène vers l’entrée nous asseoir. Puis il continue à faire sa présentation, de façon à ce que personne ne l’interrompt. Il commence son discours de façon péremptoire:
“TEA… is NOT for pleasure, it is supposed to be drunk for a PURPOSE" (le thé ne doit pas être un plaisir, le thé doit être bu pour une raison). Les murs sont couverts de bocaux aux contenus évocateurs... Il continue à faire du thé (on en boira 4 ou 5 dans de petites tasses miniatures) et nous pose cette question comme une punition:
“Where do you come from?”. Ensuite, il nous raconte qu’il a vécu quatre années en France (Paris, Orange, Aix, Perpignan), et puis lorsque je lui demande seulement “a bit” of tee, il s’exclame “You need a biiiiite!”, avec un clin d’oeil à Nicolas. Charmant. Tout à fait mon genre. Non, vraiment ! Il est séduisant - un mélange de Sibérie et de Corée-, même s’il boit (de l’alcool… et du thé – qui le préserve des effets secondaires). C'est visiblement un séducteur des foules, le genre qui traîne plus tard dans les rues sombres la nuit. C'est celui que les touristes veulent voir, rencontrer, celui qui nous donne de quoi raconter au retour. Bref, je suis charmée. Voilà tout.
En partant, nous achetons du thé. C'est "business time" comme dit Nicolas. Moi, pour mon ulcère, Ben, parce qu’on ne peut pas partir sans acheter quelque chose. Il achète un des thés qu’on a bu : celui-ci est à $140 le pound. C’est beaucoup. Laure saute au plafond. “C’est plus cher que mes chaussures ! On va prévoir des tea parties, on ne va pas en perdre une goutte, je peux te le garantir !”, dit-elle en sortant, un petit sourire en coin (eh oui, tout de même...).
En ce moment même je bois mon thé. Ça ressemble à ça mes racines:

En fait, le même magasin existe de l’autre côté de la rue. C’est une chaîne… Mais c’est pas grave. On n’est pas en Chine non plus.
J’ai conduit Nicolas à l’aéroport ce matin. La Belgique, ça va le changer.





















